Chasse aux polluants : comment avoir un air plus sain dans la maison

Publié le 05/10/2019

  • Chasse aux polluants : comment avoir un air plus sain dans la maison

On bricole malin

Quand on effectue des travaux de peinture, que l’on décape ou que l’on cire, il se dégage, par le biais des produits utilisés, des composés organiques volatils (COV) et du formaldéhyde, nocifs pour la santé.

  • Le bon réflexe Porter un masque à filtres (en vente dans les magasins de bricolage) et préférer les modèles estampillés FFP. Ils sont numérotés de 1 à 3, le 3 garantissant la plus forte filtration (amiante, fibres céramiques, plomb…). Attention à patienter plusieurs jours avant de vivre à nouveau dans une pièce tout juste rénovée. C’est encore plus vrai pour les très jeunes enfants, dont les poumons sont en cours de développement.
  • Bon à savoir Une étiquette « Emissions dans l’air intérieur » donne une indication sur les produits de bricolage : on ne sélectionne que ceux notés A+.

On aère correctement

Dix minutes matin et soir tous les jours ! C’est ce que recommandent les experts de l’environnement. Et il faut renouveler l’opération chaque fois que l’on brasse de l’air ou que l’on génère de l’humidité. Par exemple, quand on passe l’aspirateur, que l’on ponce ou que l’on prépare le repas.

  • Le bon réflexe Veiller à ce que le logement soit bien ventilé, et prévoir un espace de 2 cm (oui, 2 cm !) sous chaque porte. L’air doit pouvoir circuler librement et non stagner.
  • Bon à savoir Ceux qui habitent près d’une route très passante éviteront d’ouvrir les fenêtres lors des pics de trafic.

On entretient son chauffage

Chauffe-eau, chaudières à combustion (gaz, fuel, bois)… tous ces appareils peuvent dégager du monoxyde de carbone (CO), mortel pour l’homme à haute concentration.

  • Les bons réflexes Faire réviser ces équipements au moins une fois par an. On pense aussi à faire ramoner sa cheminée. Et on n’y brûle que du bois de qualité (France Bois Bûche, NF Bois de Chauffage…). Surtout pas des planches de récupération, rarement brutes, souvent vernies ou peintes – et donc susceptibles de dégager des polluants.
  • Bon à savoir Pour la garantie d’un air plus propre, on nettoie toutes les bouches d’aération de type VMC à chaque saison.

On sélectionne nos produits nettoyants

Et si on commençait par rationaliser nos achats ? Plus on utilise de produits, plus on augmente les sources de molécules pouvant polluer l’atmosphère.

  • Les bons réflexes Miser sur des marques estampillées d’écolabels (Ecolabel européen, Ecocert, Nature & Progrès…) et sur des basiques multi-usages comme le savon noir, le vinaigre blanc, le bicarbonate de soude… A éviter : les formules en spray, qui diffusent leurs composants dans l’air et que l’on inhale d’autant plus facilement. Enfin, on bannit l’eau de Javel, qui détériore l’environnement.
  • Bon à savoir Dans les nettoyants faits maison, on limite le nombre de gouttes d’huiles essentielles à trois ou quatre, car certaines figurent sur la liste des perturbateurs endocriniens.

L’humidimètre, c’est utile

Cet appareil* mesure le taux d’humidité intérieur. Ce dernier doit se situer entre 30 et 40 % pour une température comprise entre 18 et 22°C. Au-delà, toute moiteur engendre des moisissures… susceptibles d’émettre des polluants. Voilà pourquoi il est recommandé de prendre sa douche la fenêtre ouverte ou de poser un couvercle sur les casseroles en cours de cuisson.
*En vente dans les magasins de bricolage (60 €enmoyenne).

Merci à Souad Bouallala, ingénieure qualité de l’air intérieur à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

 Fabienne Colin

>A découvrir également : DIY : comment fabriquer un diffuseur d'huiles essentielles maison

 

 le 03/10/2019